03.05.2008

Etat des lieux : un préliminaire indispensable à tout projet

Depuis plusieurs années, les parents d'élèves sont régulièrement interpellés par des enseignants et des parents d’élèves au sujet d’insuffisances de moyens ou d’anomalies d’équipements des établissements.
Que cela concerne :

- des mobiliers scolaires dégradés, inadaptés, voire en nombre insuffisant,
- des locaux mal adaptés en termes de configuration, mal insonorisés ou mal isolés,
- des sanitaires ne garantissant aucune tranquillité, aucun confort en certaines saisons, voir aucune hygiène pour les enfants qui les fréquentent,
- des aménagements extérieurs insuffisamment équipés pour accueillir les élèves de l’ensemble des classes au moment des pauses en période climatique extrême (forte température, pluie abondante, vent / froid intense, …)
- …,
les motifs d’interpellation ont été nombreux et fréquents, surtout à chaque rentrée scolaire.

Afin de disposer d’une vision parfaite de la situation des établissements scolaires, les représentants de l’APE avaient demandé lors du 1er conseil d’école de septembre 2007 qu’un état des lieux soit effectué, portant sur :
- L’infrastructure générale des locaux et son adéquation avec la fonction d’établissement scolaire, ceci incluant une analyse de la conformité des locaux par rapport à l’ensemble des normes applicables (en matière de taille des classe, d’éclairage, d’isolation thermique et acoustique, de renouvellement d’air, …). Cette analyse se devait aussi à notre sens de prendre en compte les possibles évolutions de la réglementation des bâtiments publics après le Grenelle de l’Environnement. Les moyens communs devaient à ce titre faire partie de cette partie de l’étude.
- L’équipement des établissements en mobiliers (armoires, tables, chaises, étagères, …)
- Les moyens pédagogiques disponibles. Une question connexe avait à cette occasion été posée concernant l’opportunité de faire entrer une plus forte composante de moyens multimédia dans les classes, permettant à la fois de disposer plus aisément des fonds documentaires de l’Education Nationale et de mieux partager les ressources entre classes.

Il avait alors été convenu qu’un 1er état des lieux serait effectué par le personnel enseignant durant le 1er trimestre.
Celui-ci n’a, il faut le dire, pas répondu pleinement à nos attentes puisque s’étant cantonné à une expression de besoin portant essentiellement sur le quotidien de ces personnes.

Demeure ainsi principalement la question de la mise à niveau de l’infrastructure même des bâtiments.
La nouvelle équipe municipale avait pris comme position de principe de ne concevoir de nouveaux projets que dans le cadre des bâtiments existants, excluant de ce fait les options envisagées par certains de construction d’un nouvel ensemble scolaire vers lequel seraient à terme transférées les écoles.
Le débat reste à ce jour d’actualité. La position de l’APE est simple : des conclusions de l’état des lieux qu’elle réclame doivent émerger 2 scénarios possibles, l’un se basant sur une réhabilitation de l’existant, l’autre sur la construction d’un nouvel ensemble intégrant dès le départ les attendus primordiaux des établissements.
Un seul juge : le rapport Gain/Coût de chacun des 2 scénarios.

Il nous semble en tout état de cause qu’arbitrer à priori sur la solution avant que l’ensemble des besoins ne soit clairement défini est un raccourci qui peut s’avérer à la longue exagérément couteux.
Ce sujet nous a toutefois été annoncé comme l’un des sujets prioritaires de la mandature. Nous le suivrons naturellement de très près.

Philippe Dalbin